Chers tous

3 jours passés ensemble avec trois drôle de dames, pour de drôles de jeux.

Connaître nos vécus

pour mieux connecter nos vies

Je craignais vos silences et non pas vos injures, disait Jean Racine,

Moi, j'ai appris que laisser des silences relancent la communication dans les jeux de rôles et permettent de laisser descendre en soi l'interlocuteur qui exprime alors ses sentiments et ses besoins.

et pourtant

le silence des non-dits pendant des années provoque des silences pour relancer le lien lors d'écoute emphatique de la c n v

Pardon également pour mes essais de rebelle poétique, mais ma timidité voulait que je me cache derrière

Chanson populaire Suisse Romande

C'est si simple d'aimer,

De sourire a la vie,
De se laisser charmer,
Lorsque c'est notre envie
De permettre à nos cœurs
D'entrouvrir la fenêtre
Au soleil qui pénètre
Et qui nous rend meilleurs.



Refrain

Aimons nos montagnes
Notre Alpe de neige
Aimons nos campagnes
Que Dieu les protège

Et chantons en chœur

Le Pays romand
De tout notre cœur
Et tout simplement.

2nd couplet

L'air des monts est si frais
Tout là-haut, sur l'alpage,
Que sans le faire exprès
On se met à l'ouvrage.
Et c'est si doux de voir
Tant de bleu sur la plaine
Qu'on se sent l'âme pleine
De courage et d'espoir.


Refrain

3ème couplet

Et les choses qu'on voit
Tant de vieux les ont vues.
Nos peines et nos joies
Tant de vieux les ont eues.
Le passé a formé
Notre amour pour les choses
Les amours sont écloses
C'est si simple d'aimer.


Refrain

Le temps des engrangements


Texte figurant dans le livret de famille du canton de Vaud



Viens te mettre à côté de moi, sur le banc, devant la maison, femme, il va y avoir 40 ans qu’on est ensemble.

Ce soir, et puisqu’il fait si beau, et c’est aussi le soir de notre vie, tu as bien mérité, vois-tu, un petit moment de repos.



Voilà que les enfants à cette heure sont casés et s’en sont allés par le monde, et de nouveau on n’est rien que les deux, comme quand on a commencé.



Femme, tu te souviens, on avait rien pour commencer, tout était à faire, et on s’y est mis, mais c’est dur, il faut du courage, de la persévérance, il faut de l’amour et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.



Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille, ou bien de se tenir serrés l’un contre l’autre. Le temps de la vie est long, le jour des noces n’est qu’un jour, c’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’a commencé la vie. Il faut faire, c’est défait. Il faut refaire, et c’est défait encore.



Les enfants viennent, il faut les nourrir, les habiller, les élever, ça n’en finit plus. Il arrive aussi qu’ils soient malades; tu étais debout toute la nuit. Moi, je travaillais du matin au soir.



Il y a des fois qu’on désespère et les années se suivent et on n’avance pas.

Il semble souvent qu’on revient en arrière. Tu te souviens, femme, tous ces soucis, tous ces tracas.

Seulement, tu as été là, on est resté fidèle l’un à l’autre, et ainsi, j’ai pu m’appuyer sur toi, et toi, tu t’appuyais sur moi.


On a eu la chance d’être ensemble. On s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup. Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit, le vrai amour n’est pas d’un jour, mais de toujours.

C’est de s’aider, de se comprendre, et peu à peu, on voit que tout s’arrange.


Les enfants sont devenus grands, ils ont bien tourné, on leur avait donné l’exemple. On a consolidé les assises de la maison, que toutes les maisons du pays soient solides et le pays sera solide, lui aussi.
C’est pourquoi, mets-toi à côté de moi et puis regarde, car c’est le temps de la récolte, et le temps des engrangements.

Quand il fait rose, comme ce soir, et une poussière rose monte partout entre les arbres, mets-toi tout contre moi, on ne parlera pas, on n’a plus besoin de rien se dire, on n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

 

 

Aux cinq femmes, Anne, Vinciane, Marcelle, Emmanuelle et Walli et à toutes les autres et  à tous.

Je sais que je ne sais rien ou pas grand-chose mais je veux célébrer ces trois jours passés à Bex, les 24, 25 et 26 octobre 2008.

La première réflexion que j'ai eue en arrivant  dans la région du séminaire à la Pelouse à Bex c’était de me revoir comme tout jeune homme de 20 ans dans les forts de Savatan au pied de la Dent de Morcles. J’y accomplissais mon service militaire et chaque matin en face on percevait les Dents du Midi et les tours d’Aï qui surplombent Leysin et le Chamossaire en dessus de Villars

Qu’elle était belle la vie et comme elle est encore belle.

40 ans plus tard, ces mêmes montagnes dans la brume automnale et matinale se posent toujours majestueuses. Elles, elles n’avaient pas changé mais moi j’ai vu passé ma vie. Dans cet immense havre de paix, toute l’ambivalence de la ‘guerre’ et de mon besoin d’Amour des hommes se juxtaposaient en formant deux directions opposées.

Je veux changer de chemin, prendre celui décrit si bien par les concepts de la CNV. Une joie intérieure m’avait déjà envahi et tout mon corps se réjouissait de revoir Anne et de connaître Vinciane et Marcelle, ces trois drôles de dames pour de drôles de jeux (jeux de rôles).

Je n’étais pas prêt pour participer à cet approfondissement, je ne savais pas où j’allais mais je mettais toute ma confiance en Anne. Je me lançais au lac sans savoir nager. Grâce au savoir faire, et en douceur, avec soutien, j’ai pu m’incorporer dans ce nouveau groupe de 10 femmes et trois hommes. Le premier jour j’ai eu peur, j’étais mal à l’aise, en ne me donnant pas le droit d’être un observateur voyeur aux premiers jeux de rôles.

Je trouvais que l’on pouvait manipuler l’autre.

Ensuite, j’ai compris le bien fondé de cette pratique, cet objectif de pacifier nos relations en souffrance et l’intention de faire découvrir ce qui se passe en nous.

L’offrande, le cadeau c'est de donner à l’autre une écoute emphatique en laissant le temps et en ralentissant nos mouvements. Cela permet de développer nos capacités de ressentir ce qui se passe en nous et dans le même temps, lui laisser également découvrir ses propres ressentiments.

Ce séminaire de trois jours s’est déroulé trop vite mais comme je suis en train de planer encore dans cette chaleureuse harmonie, je profite de mettre par écrit ces émerveillements et cordiaux échanges.

Je résume d’une autre manière la CNV : c’est Connaître Notre Vécu                    pour Connectez Nos Vies.

Je sais maintenant que les silences sont importants, moi, qui ai tendance à couper la parole, qui ne laisse pas toujours finir la phrase dans un dialogue professionnel. J’ai découvert avec honnêteté que comme Jean Racine, j’avais davantage peur des silences que des injures. Il s'agit d'une auto-défense contre ma timidité émotionnelle, ou du fait d’avoir compris trop vite les questions et ou encore d'un souci de manque d’efficacité.

Aujourd'hui, je n’ai qu’un but, RALENTIR. Merci à Marcelle de ce conseil, elle qui est si menue mais si forte et pleine d’explosions pour sa motivation. Moi, qui sais si peu de la CNV mais qui sais qu’elle a de beaux yeux bleus !

Alors Fadièse, voici pour toi la belle chanson d’Edith Piaf et de Charles Aznavour.


Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre le ciel
Et je me dis : "Mon Dieu,
Mais c'est sensationnel,
Tant de bleu."
Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre tes yeux
Et je me dis : "Mon Dieu,
C'est vraiment merveilleux,
Tant de bleu."

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.

Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.

Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.

Plus fort que mon amour pour toi,
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.

Si un jour tu devais t'en aller
Et me quitter,
Mon destin changerait tout-à-coup
Du tout au tout.

Plus gris que le gris de ma vie,
Rien ne serait plus gris,
Pas même un ciel de pluie.

Plus noir que le noir de mon cœur,
La terre en profondeur
N'aurait pas sa noirceur.

Plus vide que mes jours sans toi,
Aucun gouffre sans fond
Ne s'en approchera.

Plus long que mon chagrin d'amour,
Même l'éternité
Près de lui serait court.

Plus gris que le gris de ma vie,
Rien ne serait plus gris,
Pas même un ciel de pluie.

On a tort de penser, je sais bien,
Aux lendemains.
A quoi bon se compliquer la vie
Puisqu'aujourd'hui...

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.

Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.

Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.

Plus fort que mon amour pour toi
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois que les rêves
Que m'apportent tes yeux...

Cette chanson te va si bien. Je te remercie pour l’éclairage que tu m’as donné. Je veux te prendre comme exemple pour accomplir ce long chemin vers la compréhension des principes simples à appliquer de Marshall Rosenberg. Et à l’écoute de cette autre nouvelle chanson de Linda Lemay, je célèbre en plus ton Québec en ton honneur.

Vinciane, quelle femme tu es, ta présence, ta disponibilité, ton soutien et ton encouragement. Que de belles sensations qui me font du bien à ton contact.. Tu m’as rappelé : à partager, à participer librement, à respecter l’environnement, à se respecter soi-même et les autres, et surtout à accepter les différences. Quel plaisir de vivre ensemble en se disant tout dans une confidentialité commune et riche.

Ce séminaire, dirigé vers l’objectif : jeux de rôles de transformation, fut un régal. J’ai pu déguster le savoir être, le savoir faire et la sérénité joviale d’une femme exceptionnelle. Anne. Je comprends ta passion, les chocs reçus lors de tes rencontres avec Marshall. J’admire ta patience pour nous enseigner ce qui est si simple : aimer, s’aimer soi-même et aimer les autres.

Lorsque je te vois, lorsque je te tiens et t’embrasse amicalement, il se passe des choses en moi, qui me réchauffent, qui me donnent l’espoir. Ton entrain à la progression du séminaire est l’accomplissement parfait. Je confirme que tout ce que j’avais ressenti de ta maîtrise du sujet lors de ma seconde initiation à la CNV, tout c'est reproduit également pendant ce week end. Je comprends ton dévouement à la cause CNV et j’ai bien entendu ton ravissement d’avoir et de côtoyer régulièrement  encore Marshall. Quelle clarté de ton accompagnement lors des jeux de rôles !

Toi, Vinciane et Marcelle, vous nous avez bien expliqué les phases du jeu de rôle de transformation :

Après une invitation de l’accompagnant, la personne qui joue le rôle se connecte vers soi.

L’accompagnant écoute avec empathie en laissant le temps.

Bien après (long silence), ensuite, cet accompagnant partage la réaction sincère de ce qu’il vient d’entendre et partage également les raisons (besoins) qui étaient dévoilées derrière ces actes et paroles.

Ce sont des moments également difficiles pour les observateurs silencieux (je n’étais pas prêt à jouer un rôle) qui ont vite compris la tension, la difficulté et l’émotion ressentie par la personne qui joue le rôle. Vous aviez prévu assez de Klinex pour assurer également le contrôle du bon déroulement de cet échange où vraiment la personne allait rechercher au fond d’elle-même, mais vraiment tout au fond d’elle-même les souvenirs cachés, repoussés mais mémorisés dans son corps et sa mémoire. Voir ressurgir ces éléments douloureux vécus et en détresse m’a profondément secoué. J’ai bien mis deux jours pour les accepter et les vivre dans le profond respect de chaque participant.

Pour revenir au silence, j'ai perçu son importance au travers des jeux de rôles que toutes et tous les autres ont effectués. Mais j’ai aussi perçu qu'il y encore beaucoup de non-dits et trop de dialogues coupés qui perturbent chacun. Pourquoi, ne parlerait-t-on pas avant d’être dans ces drames en totale souffrance ?

Chacal, je te fuis, car j’aime mieux jouer la girafe. Mais j’accepte que le chacal trouve sa place.

Un cap important dans mon changement et ma compréhension fut ce moment si génial lors de ton accompagnement d’Emmanuelle.  C’est elle qui m’a fait découvrir en premier les principes théoriques et pratiques de cet outil CNV. J’étais l’observateur attentif de son jeu de rôle, mais en totale immersion dans ma situation personnelle si proche mais si différente en même temps. Que cette femme doit être méritée, quel bonheur elle apporte ! Comme tu l’as dit, ce n’est pas Dieu mais elle est toute proche de lui. Quel respect j’ai pour elle et une admiration équivalente et je suis fier de la connaître.

Emmanuelle, merci pour cette ouverture qui a permis de nous revoir en groupe, alors que j’apprécie tellement nos réunions personnelles. J’ai encore besoin de toi et je suis sur que le chemin sera plus facile, suite à cette communication. Tu étais présente en même temps que moi pendant ces trois jours, c’est comme si tu m’accompagnais, cela m'a rassuré.

J’aimerais finir ces rappels de souvenirs et de moments si heureux et célébrer le retour à la maison avec ma femme. Elle a pris la petite porte pour entrer dans la CNV. Mais j’ai pu partager ceci avec douceur et infiniment d’amours pendant ce retour chez NOUS. L’échange ainsi réalisé dans la voiture est un encouragement pour une meilleure compréhension, pour un équilibre d’amours partagé dans de longs moments savoureux de respect et de convivialité. Elle m’est tellement précieuse et nécessaire.

Je vous aime toutes et tous !!!

C’est si simple d’aimer…... On se complique trop la vie.