Le manque d’accès à l’eau potable est la principale origine des maladies dans les pays en développement. Un milliard de personnes dans le monde ne bénéficient pas de cet accès, et 2,5 milliards de systèmes d’assainissement décent.

La déclaration finale du 5e Forum Mondial de l’Eau, qui a eu lieu ces derniers jours à Istanbul, ne mentionne une fois de plus pas le droit des populations d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement. Quelques pas ont cependant été faits dans la prise de conscience du problème par rapport au 4e Forum Mondial de l’Eau Mexico en 2006, mais seuls une vingtaine d’Etats, conduits par l’Espagne et des pays latino-américains, ont fait une déclaration séparée sur le droit universel d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Pour la première fois, les Etats présents s’engagent, par le Préambule à la Déclaration Finale, à agir pour “économiser l’eau”, notamment dans le secteur agricole, et à préserver les écosystèmes aquatiques et de lutter contre les pollutions. Ils s’engagent également à des réformes institutionnelles dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, pour atteindre une plus grande transparence et participation de la population.