Selon les quotidiens Le Temps et Le Matin, L'Union des Banques Suisses va donner les noms de 250 de ses clients au Département américain de la justice, levant ainsi le secret bancaire avec le soutien des autorités suisses. Les Etats-Unis, qui traquent les fraudeurs au fisc qui cachent de l'argent à l'étranger, avaient menacé de retirer sa licence bancaire à UBS.
Alors que les Etats européens et les Etats-Unis ont voté des programmes anti-crise qui leur coûteront des dizaines de milliards d'euros ou de dollars, l'existence du secret bancaire et des paradis fiscaux permet à au moins 1000 millards de dollars d'échapper aux impôts dans leurs pays, et à la transparence sur leur origine. Selon un économistes, cette décision pourrait être un signal fort envers les centaines de paradis fiscaux existants dans le monde (dont quelques dizaines en Europe), lorsque la Suisse appliquera les mêmes règles à l'Union Européenne que celles qu'elle va appliquer par rapport aux Etats-Unis.
Renflouer des entreprises à coup de dizaines de milliards dans en monde où les paradis fiscaux ont une place dorée et protégée, c'est comme verser de l'eau dans un seau troué : beaucoup s'en échappe, impossible à attraper. La semaine prochaine nous verrons que les monnaies complémentaires, et il en existe en Suisse, peuvent également être un outil fort pour contrecarrer la crise actuelle.